Recruté depuis quelques semaines, Yoann Kieffer apporte désormais une pièce essentielle au développement de Seawards. Il intervient en effet sur la mécanique et l’architecture industrielle du futur démonstrateur.
A la quarantaine, ce mécanicien de formation au parcours atypique revendique une approche largement autodidacte.
Diplômé en mécanique moto il devient chef d’équipe puis chef d’atelier pendant douze ans, avant de rejoindre ensuite le secteur nucléaire près de Marcoule dans le Gard. « J’ai toujours appris sur le tas. Rien n’est impossible quand on se donne les moyens ».
Pendant douze ans dans l’ingénierie nucléaire, il travaille notamment avec des clients japonais pour lesquels il devient un interlocuteur dédié au sein de son entreprise. Il a été d’ailleurs été intervenant sur le site de Fukushima après la catastrophe nucléaire qui s’est déroulée en 2011. Objectif? Développer des machines spéciales destinées à opérer en environnement variés et/ou hostile, pour des opérations d’interventions d’urgences, ou de maintenance et former à leur usage, les futurs opérateurs.
C’est justement cette capacité à relier technique, intuition et pragmatisme qui séduit Seawards. « Le côté start-up colle à mon profil. Il faut toujours pousser les murs », explique-t-il. Son rôle ? Organiser les briques mécaniques et architecturales du démonstrateur afin de rendre demain la technologie industrialisable et commercialisable.
Yoann Kieffer travaille, en effet, aujourd’hui à faire dialoguer les différentes sciences de l’ingénieur pour transformer l’innovation en machine opérationnelle. Un défi mené depuis les bureaux de l’Estaque, face à la mer, pour préparer une première phase industrielle à horizon 2027.