Une crise de l’eau sans précédent 

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Les pluies diluviennes observées cet été sur une partie de la France ne sont qu’une illusion car l’humanité souffre réellement d’une pénurie d’eau.

C’est le constat alarmant du World Resources Institute. Dans sa dernière mise à jour du rapport « Aqueduc » sur l’accès à l’eau dans le monde, ce groupe de réflexion américain met en garde contre un stress hydrique extrêmement élevé dans 25 pays du monde, soit le niveau d’alerte le plus élevé, et cela chaque année. Un quart de la population mondiale est déjà concerné. Et la situation devrait s’aggraver. D’ici 2050, 1 milliard de personnes supplémentaires seront confrontées à un risque accru de pénurie, même si la hausse des températures est maintenue entre 1,3°C et 2,4°C.

Un scénario optimiste en soi. En même temps, la demande en eau devrait augmenter de 20 à 25%. « Sans intervention – comme des investissements dans les infrastructures hydrauliques et une meilleure gouvernance de l’eau – le stress hydrique continuera de s’aggraver, en particulier dans les régions où la population et l’économie augmentent rapidement », prévient le groupe de réflexion. La promesse d’un accès à l’eau potable pour tous en 2030 est grandement menacée. Pour 4 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, la situation est moins précaire mais reste dangereuse. Elles font face, au moins un mois par an, à une situation de stress hydrique élevé. Autrement dit, leur pays utilise déjà 40 % de ses ressources en eau.

« Le monde fait face à une crise de l’eau sans précédent, exacerbée par le changement climatique », avertit sans détour le World Resources Institute. « Vivre avec ce niveau de stress hydrique met en danger la vie, l’emploi, la sécurité alimentaire et énergétique des populations« , ajoute le rapport. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord font partie des régions les plus touchées, avec 83% de la population exposée à un stress hydrique très élevé. D’ici 2050, 100% de la population devrait être touchée. L’Asie du Sud n’est pas épargnée non plus, avec un total de 74% de sa population concernée. Bahreïn, Chypre, le Koweït, le Liban, Oman et le Qatar sont les pays les plus exposés.

Ils utilisent déjà chaque année au moins 80% de leurs ressources en eau disponibles. « Même une sécheresse de courte durée les expose au risque de manquer d’eau », alerte le rapport. En Europe, la Grèce et la Belgique sont concernées. Il en va de même sur le plan économique. Selon le WRI, 31% du PIB mondial serait menacé, soit 70 000 milliards de dollars. L’Inde, le Mexique, l’Égypte et la Turquie représentent à eux seuls plus de la moitié du PIB exposé en 2050. En France, la situation n’est pas encore aussi critique, mais il est prudent de rester vigilant. Fin juillet, un rapport de la Cour des comptes appelait à réduire les prélèvements d’eau au niveau national. Les ressources en eau du pays sont déjà affectées et « la situation ne fera qu’empirer dans les décennies à venir », préviennent les experts.

Réflexions basées sur l’article de Martine Valo, Le Monde

Tribune

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