Seawards ambitionne de dessaler de l’eau de mer grâce au froid

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L’entreprise marseillaise Seawards travaille depuis trois ans sur une nouvelle unité de dessalement basée sur la cryo-séparation.

 Aujourd’hui, c’est presque un gros mot de dire que l’on désalinise l’eau de mer , constate Hubert Montcoudiol, cofondateur de Seawards, en faisant référence au principe de l’osmose inversée, réputée pour être très énergivore et, surtout, de rejeter de l’eau très saumâtre et polluée en mer. Il y a trois ans, sa petite société marseillaise s’est lancé un véritable défi technologique en se donnant pour objectif de vendre un dessalinisateur peu polluant avec un coût énergétique faible.  La raison d’être de Seawards est de démocratiser l’accès au dessalement dans un total respect de l’environnement , insiste le cofondateur.

Pour y parvenir, Seawards a mis au point une  technologie de rupture  basée sur la cryo-séparation. Le principe : congeler de l’eau de mer à une température d’environ -3 °C. Comme l’eau douce gèle à 0 °C et l’eau salée se cristallise à -4 °C, cette méthode permet d’isoler facilement la première. Une fois récoltée, celle-ci ne contient plus que 0,25 gramme de sel par litre et  est légèrement moins chargée en sels minéraux que l’eau du robinet , assure Hubert Montcoudiol.

Aucun rejet de produit chimique

Grâce à la méthode développée par Seawards, aucun produit chimique n’est rejeté à l’eau mais seulement de l’eau de mer 10 % plus salée que celle pompée. Quant au glaciateur utilisé pour cristalliser l’eau de mer, il est alimenté par une énergie renouvelable (solaire, hydraulique).  Notre ambition est de consommer 2 kWh par m3, nous n’y sommes pas encore tout à fait , reconnaît l’entrepreneur qui travaille à ce jour sur une unité capable de désaliniser 100 m3 par jour, avec un objectif de 50 000 m3 d’ici cinq ans.

Pour tester sa technologie en environnement réel, Seawards compte installer, d’ici cet été, une première unité dans l’enceinte du grand port maritime de Marseille avant de commencer la commercialisation en 2026. L’entreprise vise trois marchés : les ports et les marinas, les zones insulaires et touristiques victimes régulièrement de pénuries d’eau. Il cible notamment la Californie où l’osmose inversée a déjà causé des ravages.

Tribune

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