Seawards : l’alternative aux techniques de dessalement actuelles

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Face à la montée des défis liés à la rareté de l’eau, de nombreuses régions du globe se tournent vers le dessalement de l’eau de mer. Cependant, derrière les techniques actuelles de dessalement, se cachent des conséquences écologiques préoccupantes, mettant en lumière l’incompatibilité de ces techniques avec les enjeux contemporains.

Dessaler à tout prix, mais à quel coût énergétique ?

Le dessalement de l’eau de mer, utilisant différentes méthodes, se présente comme une réponse à la raréfaction des ressources en eau. Toutefois, le processus de dessalement impose un lourd tribut sur le plan énergétique. Les méthodes thermiques, basées sur la distillation de l’eau salée, et l’osmose inverse, actuellement la plus répandue, exigent une quantité significative d’énergie. De plus, dans certaines zones, entre 30 et 50% de l’eau traitée ne parvient jamais aux consommateurs en raison de fuites dans des canalisations mal entretenues.

Les énergies fossiles, un cercle vicieux

Le dessalement représente une demande énergétique considérable, atteignant jusqu’à 6% de la consommation électrique en Arabie saoudite. Pire encore, la plupart des usines de dessalement fonctionnent majoritairement aux énergies fossiles, notamment aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Koweït et à Oman, qui figurent parmi les plus grands producteurs mondiaux d’eau dessalée. Ces usines de dessalement contribuent ainsi de manière alarmante aux émissions mondiales de dioxyde de carbone et sont estimées à 120 millions de tonnes chaque année, l’équivalent des émissions totales annuelles de la Belgique. Le dessalement pourrait en libérer 280 millions supplémentaires d’ici 2050, soit l’équivalent des émissions françaises en 2021, selon la Banque mondiale. En 2017, les énergies renouvelables ne représentaient que 1% de la demande énergétique nécessaire aux 20 000 stations de dessalement dans le monde, selon une étude sur ScienceDirect.

Des conséquences écologiques alarmantes

Outre la question énergétique, le processus de dessalement génère des répercussions néfastes sur l’environnement. Chaque litre d’eau dessalée produit 1,5 litre de liquide pollué, généralement rejeté en mer, mettant ainsi en danger la faune et la flore marines. Les usines de dessalement déversent quotidiennement 141,5 millions de mètres cubes de saumure, une concentration d’eau de mer enrichie en produits chimiques, tels que des anti-tartres, antichlores et anti-mousses. Cette saumure contribue à l’augmentation de la salinité de l’eau, créant un cercle vicieux qui amplifie le phénomène de désoxygénation de l’océan. Le cercle vicieux se referme : une eau moins oxygénée capte moins de CO2, contribuant ainsi à l’amplification du dérèglement climatique. Les conséquences sur la biodiversité marine, notamment sur des écosystèmes fragiles, sont alarmantes. Des experts soulignent que cette pratique représente un risque écologique majeur, menaçant la survie de divers organismes marins, dont les coraux et les mollusques. Les scientifiques mettent en garde contre la détérioration rapide de ces écosystèmes cruciaux.

La cryo-séparation : une technologie agile, sobre et respectueuse de l’environnement

L’idée de dessaler l’eau de mer peut sembler attrayante pour pallier la pénurie d’eau, mais les coûts énergétiques élevés, les émissions de gaz à effet de serre massives et les répercussions écologiques graves en font une solution incompatible avec les défis contemporains. C’est la raison pour laquelle Seawards développe une technologie moins énergivore, moins polluante et moins couteuse. La cryo-séparation permet de repenser notre approche de la gestion de l’eau, en privilégiant des solutions durables et respectueuses de l’environnement plutôt que de s’engager dans une voie qui pourrait aggraver les problèmes que nous cherchons à résoudre.

Tribune

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