L’eau douce, la sixième limite planétaire a été franchie

3

minutes de lecture

Dans un monde confronté à des défis croissants liés à la rareté de l’eau douce, l’humanité est à un carrefour où des choix cruciaux doivent être faits pour assurer la pérennité de cette ressource vitale. En septembre dernier, la communauté scientifique a lancé un signal d’alarme : la Terre a franchi la sixième limite planétaire, celle de l’eau douce. Cette réalité pressante souligne l’urgence d’agir et d’adopter des solutions novatrices pour répondre à la demande croissante en eau douce.

Les limites planétaires

Les limites planétaires sont des repères cruciaux, déterminées par l’équipe internationale de chercheurs dirigée par Johan Rockström du SRC, pour comprendre comment les systèmes de la Terre fonctionnent et estimer les quantités de ressources naturelles que nous pouvons consommer sans compromettre notre écosystème. Ces limites définissent les constantes « normales » pour un fonctionnement harmonieux.

Il y a 9 limites planétaires :

  • le changement climatique ;
  • l’érosion de la biodiversité ;
  • la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore ;
  • le changement d’usage des sols ;
  • le cycle de l’eau douce ;
  • l’introduction d’entités nouvelles dans la biosphère ;
  • l’acidification des océans ;
  • l’appauvrissement de la couche d’ozone ;
  • l’augmentation de la présence d’aérosols dans l’atmosphère.

    Aujourd’hui, seulement les trois dernières n’ont pas été franchies.


    La sixième limite planétaire : une alerte cruciale

    Une étude montre que l’eau douce, au cœur de notre existence et indispensable à la vie sous toutes ses formes, est en danger. La sixième limite planétaire franchie en septembre dernier est un rappel que l’humanité est confrontée à un défi imminent qui nécessite des solutions innovantes. En 2022, une limite concernant le cycle de l’eau douce avait déjà été dépassée : celle de l’eau verte. En 2023, c’est au tour de la limite du cycle de l’eau bleue d’être dépassée. L’eau « bleue » correspond à environ 40% des précipitations, se déplaçant rapidement dans les cours d’eau, les lacs et les nappes phréatiques, tandis que l’eau « verte », constituée des 60% restants, est stockée dans le sol et la biomasse, jouant un rôle crucial dans le cycle de l’eau.

    Aujourd’hui, près de 18% des eaux bleues et environ 16% des eaux vertes de la planète montrent des variations entre les phases humides et sèches. En comparant ces changements avec ceux de l’époque pré-industrielle, où le cycle de l’eau avait des fluctuations d’environ 10% pour les eaux bleues et 11% pour les eaux vertes, les scientifiques ont constaté que les limites recommandées à l’époque (10,2% pour l’eau bleue et 11,1% pour l’eau verte) sont actuellement largement dépassées.


    Le dessalement : une réponse à la crise de l’eau douce ?

    Depuis l’ère industrielle, la surproduction est devenue la norme, soulignant la nécessité de reconsidérer notre relation avec les ressources planétaires dans son ensemble. Il est impératif de reconnaître les limites franchies et d’adopter des solutions durables pour préserver notre planète. Le dépassement de la sixième limite planétaire de l’eau douce souligne l’urgence d’une action collective pour garantir un avenir viable. La méthode innovante du dessalement de Seawards constitue une solution propre, économe et flexible pour répondre à la demande croissante en eau douce. En utilisant des techniques avancées, le dessalement se présente comme une réponse aux défis engendrés par la rareté de l’eau douce.

    Tribune

    Latest news & press

    Tribune : La nature a-t-elle toujours raison ?

    La clé pour résoudre la Crise Mondiale de l’Eau, selon Elon Musk

    Hommage à Pompidou : 2 Avril 1974 – 2 Avril 2024

    Seawards ambitionne de dessaler de l’eau de mer grâce au froid

    Vers l’abondance…

    Seawards invente une techno de dessalement de l’eau de mer par cryo-séparation