Un accord (enfin) pour la haute mer

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La signature d’un traité international pour protéger la haute mer, a été annoncé le 4 mars par Rena Lee, la présidente de la conférence intergouvernementale qui s’est tenue au siège des Nations unies (ONU). De fait, la haute mer représente plus de 60 % des océans et près de la moitié de la planète. Elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental.

Elle commence où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, au maximum à 200 milles nautiques (370 kilomètres) des côtes et n’est donc sous la juridiction d’aucun Etat. Il a fallu 15 ans de discussions et 4 années de négociations pour finaliser le texte qui sera formellement adopté à une date ultérieure. Il doit être passé au crible par les services juridiques et traduit pour être disponible dans les six langues officielles de l’ONU. « C’est un jour historique pour la conservation et le signe que dans un monde divisé la protection de la nature et des personnes peut triompher sur la géopolitique », a déclaré Laura Meller, de Greenpeace. Pour le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, il s’agit là d’une « victoire pour le multilatéralisme et pour les efforts mondiaux visant à contrer les tendances destructrices qui menacent la santé des océans, aujourd’hui et pour les générations à venir ».


Un constat alarmant

Environ 1 % seulement de la haute mer fait l’objet de mesures de conservation, et cet outil emblématique est jugé indispensable pour espérer protéger, d’ici à 2030, 30 % des terres et des océans de la planète. C’est l’engagement pris par l’ensemble des gouvernements de la planète en décembre 2022. La preuve est aujourd’hui faite de l’importance de protéger ces océans et leur biodiversité souvent microscopique. Celle-ci fournit aussi la moitié de l’oxygène et limite le réchauffement climatique en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Victimes de ces émissions (réchauffement, acidification de l’eau…), des pollutions en tout genre et de la surpêche, les océans sont mis à mal. Ce que changera le nouveau traité ? Après avoir été formellement adopté, signé puis ratifié par suffisamment de pays, il permettra de créer des aires marines protégées dans ces eaux internationales.

Tribune

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